10.8 VUE
D'ENSEMBLE SUR LES CONTRES
Retour au plan
Retour au système d'enchère
Retour à 1SA
Suite au contre d'appel
Suite à l'ouverture à 2
Le contre, au fil des expériences, de la
maturation des systèmes d'enchères, s'est diversifié. On compte
aujourd'hui :
a) Le contre d'appel : Voir le
signet à cet effet.
b) Le contre de pénalité : à
l'origine, c'était le sens du mot "contre". Par exemple, les partenaires
ont annoncé jusqu'à 4
, et
je contre : je veux les pénaliser. Mais alors, quand un contre est-il
d'appel et quand vise-t-il la pénalité ? La réponse est simple : d'une
part, tant que le partenaire n'a pas parlé, votre contre est un contre
d'appel. Il est entendu que si un adversaire ouvre les enchères à 4
ou 5
, le contre, en principe toujours d'appel, sera facilement converti par
votre partenaire en contre de pénalité (il passera); l'autre aspect de la
question concerne le contre négatif. Si votre partenaire ouvre les
enchères à 1
, suivi d'une
surenchère à 1
par votre
partenaire, il faut que la paire détermine un seuil qui lui convienne. Par
exemple, des débutants pourraient convenir qu'un contre, après cette
surenchère adversaire, est négatif jusqu'à 2
inclusivement. Alors, dans le cas d'une ouverture à 1
par votre partenaire, suivie d'une surenchère de
3
, le contre ne serait
plus négatif : il serait orienté vers la pénalité. Les joueurs
d'expérience jouent les contres négatifs jusqu'à 4
inclusivement.
c) Le contre
négatif :élaborons ici sur la définition du glossaire. Que
fais-je si mon partenaire ouvre d'1
, mon adversaire de droite surenchérit d'1
, et je tiens xx AVxx xxx Rxxx. Je ne peux
annoncer 1SA, puisque dépourvu d'arrê
. Je ne peux annoncer au niveau de deux,
à la fois parce que je n'ai pas 10 points pour y aller d'une nouvelle
couleur au niveau de 2, ni les cinq cartes requises dans la couleur. Je ne
peux donner le fit à
. Pourtant, je veux signaler ma
présence! Partenaire, j'ai quelques points... Que faire? Convenir que le
contre, dans cette position, i.e., en réponse après intervention, sert à
signaler ce genre de main, impossible à annoncer autrement. Mais
qu'advient-il si je suis enétat de pénaliser l'intervenant ? Je passe (in
tempo! Pas de tricherie), et mon partenaire contre en réouverture s'il n'a
pas plus de deux cartes dans la couleur adversaire. Si, et c'est très
rare, j'annonce sur ce contre de réouverture, c'est que ma passe n'était
pas une trappe, mais bien le signe de la faiblesse. Mon partenaire agira
en conséquence. (Voir aussi Negative Free Bid,
ou NFB, ou -traduction maison - enchère libre négative, au chapitre11,
portant sur la surenchère, et dans l'index).
d) Le contre
responsif : utilisé quand les deux adversaires ont annoncé
la même couleur, et que le partenaire a ou bien contré, ou bien
surenchéri. Ce contre indique des points, environ 6-9, pas de fit, ou un
fit minable, et demande au partenaire de faire quelque chose
d'intelligent. Assez souvent, le partenaire convertit ce contre responsif
en contre de pénalité : il passe. Par exemple, 1
- 1
- 2
- X. Ou : 1
- X - 2
- X. Dans ces deux cas, je dis au partenaire : je n'ai pas quatre
piques probablement que j'en ai trois, j'ai une main carrée.
e) Le contre
coopératif : ressemble assez au précédent, sauf qu'ici, il
y a fit avec le partenaire. Ce contre entend véhiculer au partenaire
l'incertitude devant l'action à prendre, de la part d'une main qui compte
des points. Une des options est la pénalité. Exemple : 1
- 1
- 2
- 2
- 3
- X. Le contre coopératif pourrait s'employer aussi, selon une variante
que je préconise, en réponse à l'ouverture à 1SA et intervention en
couleur par l'adversaire.
f) Le contre
indicateur d'entame : je contre une enchère artificielle de
haut niveau, jugée d'emblée irréalisable, pour indiquer l'entame é mon
partenaire. Exemple : ... 4SA - P - 5
- X : leur contrat est en majeure, les enchères ont montré
qu'ils ne peuvent avoir beaucoup de
, et mon partenaire sera à l'entame. Je
désire qu'il entame
, car je tiens, par exemple, RD de
. Il faut majorer cette
levée de
avant que le déclarant ne défausse ses
perdants sur
une longue. Autre cas où se présente ce contre : quand je désire une
entame dans la première couleur autre que l'atout annoncée par le mort.
Mais alors, c'est le contrat final que je contre.
g) Le contre
Lightner : jumeau du précédent. Quand les adversaires ont
abouti à un chelem en couleur sans avoir, en chemin, annoncé d'autre
couleur. Le contre du contrat final indique une absence quelque part. Le
postulat de ce contre, comme du précédent, pour l'aspect qui s'y rapporte,
réside dans l'idée que l'important n'est pas de faire une centaine de
points de plus en contrant le chelem, mais bien plutôt de faire chuter le
chelem. Le contre doit donc servir d'indication au partenaire.
h) Le surcontre
indicateur de carte : lorsque monéquipe cuebide vers le
chelem, et qu'un cuebid, montrant un as, est contré, le surcontre par le
partenaire affirme la possession du deuxième arrêt dans cette couleur (roi
ou singleton). On emploie normalement le même système sur une réponse à
Blackwood : votre partenaire, en réponse à votre demande d'as par 4SA,
répond 5
. Votre
adversaire de droite contre. Votre surcontre indique le contrôle du
carreau au deuxième tour (roi protégé ou singleton).
i) Le contre de
support : vous ouvrez d'une mineure, votre partenaire
répond 1
, suivi d'une
surenchère d'1
à votre
droite. Or, vous avez trois coeurs. Que faire! Convenez que votre contre
ici indique ce support, et n'est donc pas pour la pénalité. Croyez-vous
vraiment à un score intéressant si vous les contrez au niveau de 1
? Bref, je recommande instamment le contre de
support, il appartient à la même famille que le contre négatif puisqu'il
s'inspire de la même philosophie. Si donc vous voulez vraiment pénaliser
l'adversaire, passez. Les enchères, soyez-en sûr, ne mourront pas là. Le
partenaire doit protéger votre main. Une inférence majeure de ce contre
consiste dans le fait que l'appui au lieu de ce contre implique un fit de
quatre cartes. Une deuxième inférence : votre contre responsif s'en trouve
plus précis puisque déchargé de cet élément de signification. En d'autre
mots, le contre de support traite d'une situation d 'enchères confiée
auparavant au contre responsif.
Le contre de support peut aussi être
employé en réponse à une surenchère de votre partenaire suivie d'une
intervention à votre droite. Par exemple, 1
- 1
- 1
- X. Vous montrez trois
coeurs. On aura peut-être remarqué que ceci entre en conflit avec le
contre de quatrième position, après trois enchères positives. On ne peut
jouer ces deux traitements mutuellement exclusifs. Pourtant, la confusion
n'est pas catastrophique puisque l'autre traitement assure un petit fit
(deux cartes, dont l'une pourrait être un honneur). La seule différence
quelque peu notoire, c'est que l'autre traitement promet cinq cartes de la
quatrième couleur. Même là, le contre de support dans la présente séquence
comporte une assez forte probabilité de la possession de la quatrième
couleur, chacun des trois joueurs ayant montré les trois autres et se
trouvant donc statistiquement plus court dans cette quatrième couleur.
Vérifions la compréhension du contre en
indiquant chaque fois si on doit contrer, et si oui, quelle est la nature
du contre employé. Pour la première main, votre partenaire a
ouvert à 1
et votre
adversaire de droite a surenchéri à 1
. À la deuxième main, votre partenaire a d'abord
fait un barrage à 3
, et
par la suite, les adversaires se ramassent à 6
joué par votre adversaire de droite. Votre partenaire a
contré 6
. Qu'entamez-vous
? Pourquoi ? La troisième main vous situe à l'entame contre 4
, contré par votre
partenaire. La première enchère de votre adversaire de gauche a été 1
. à la quatrième main,
vous entendez votre adversaire de gauche ouvrir à 1
, votre partenaire contrer, votre adversaire de
droite répondre 2
...
Que faites-vous ? à la cinquième main, personne n'étant
vulnérable, votre adversaire de gauche ouvre à 1
, votre partenaire contre, votre adversaire de
droite saute à 4
... Que
faire ? Enfin, à la sixième main, votre adversaire de droite a
ouvert à 1
, et, après des
enchères assez standard, demande les as par 4SA. Votre adversaire de
gauche répond 5
. Votre
partenaire contre et le contrat final est 5
. Qu'entamez-vous ?
1) Nous sommes en présence d'un contre
négatif tout ce qu'il y a de plus classique
2) il s'agit d'un contre Ligthner.
Votre partenaire a une absence quelque part. C'est vraisemblablement dans
votre plus longue couleur, carreau. Il est clair qu'il ne contre pas pour
avoir l'entame à
, ce que vous entamiez naturellement après avoir
entendu son enchère de barrage dans cette couleur
3) entamez trèfle. Votre partenaire
vous demande d'entamer dans la première couleur annoncée par le mort.
Faut-il entamer la plus haute de trois petites cartes ? la plus basse ? le
milieu (MUD : middle, up, down) ? C'est une question d'entente avec votre
partenaire. Je suggérerais l'entame de la plus petite carte : votre
partenaire veut savoir au plus vite combien vous en avez. Il peut être
pris avec ARV98 et voir au mort D10654. S'il pense que vous en avez deux,
il pourrait décider de vous donner une coupe à la troisième carte de la
couleur... pour s'apercevoir que le déclarant défausse une perdante alors
que vous fournissez un trèfle...
4) contrez. C'est un contre
responsif. Vous faites comprendre à votre partenaire que vous avez
quelques points (au moins six, préférablement 8 ou 9), et que votre main
est passablement carrée, sans l'arrêt dans la couleur adversaire. Vous
n'avez pas quatre cartes en majeure (sauf la majeure adversaire si l'autre
paire avait ouvert en majeure)
5) contrez. Il pourrait arriver que
vous fassiez une manche alors que vous ne les pénalisez que de deux
levées. Il reste qu'en termes de probabilités, ils chuteront de 3 si vous
avez une manche. Le contre est avantageux, selon la vulnérabilité bien
sûr. Si vous êtes vulnérables et qu'ils ne le sont pas, il s'avère
généralement préférable d'y aller pour la manche
6) Le contre de votre partenaire
constitue une demande d'entame dans la réponse des as, soit
.
Quel trèfle entamer ? Soit le 2, soit le V.
Le 2 indique que vous avez un honneur, ce qui devrait être assez clair
pour votre partenaire. L'entame du valet semble indiquer un doubleton, ce
qui peut amener votre partenaire à vous donner une coupe ... qui n'existe
pas (elle permettra au déclarant de se défaire d'une perdante). Mais c'est
ici un problème plutôt théorique en ce que vous aurez déjà fait deux
levées que le retrait des atouts pourra compromettre si le déclarant peut
défausser un trèfle perdant sur une autre couleur. L'entame du valet
recèle cependant l'avantage de prendre le mort au piège (par exemple, R94,
alors que votre partenaire tient AD106.
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