CHAPITRE 1 LE JEU DE CARTES, UN CALENDRIER CHINOIS...

 

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Lorsque Marco Polo revint de ses voyages en Chine, il en rapporta un ensemble de figures de quatre couleurs, comptant chacune 13 cartes. Mais le jeu de cartes, que tous connaissent bien maintenant, fut présenté par l'explorateur comme une invention chinoise pour noter les dates. Un calendrier, quoi ! Allons-y de constatation en constatation :

 

® Le jeu totalise le nombre de semaines dans une année (52 cartes).

 

® Les trois honneurs majeurs (as, roi, dame) totalisent le nombre de mois dans une année (3 fois 4).

 

® L'addition des chiffres de chaque couleur, multiplié par les quatre couleurs, totalisent 364 jours dans une année. Ajoutez le "joker", et vous avez 365 jours. Puis, une petite "blanche" pour l'année bissextile... Voilà!...

 

® ... ou presque ! Car le français, l'anglais et l'allemand ont l'étrange particularité de totaliser 52 (le nombre annuel de semaines) lorsque l'on compte le nombre de lettres composant les mots de chacune des cartes! Par exemple, en français :

as = 2 ; deux = 4 ; trois = 5 etc. Soit 52 cartes.  

Dans un autre ordre d'idées, Denis de Rougemont, un spécialiste reconnu du Moyen Âge, et particulièrement dans L'amour et l'Occident, et dans Comme toi-même, note que le Moyen Âge, féru en symboles et représentations de toutes sortes, accordait une valeur symbolique à chaque couleur : le pique représentait l'intelligence ; le coeur, les sentiments ; le carreau le bon sens, l'aptitude au commerce ; enfin, le trèfle symbolisait la nature (sexualité, agressivité). Pensons à l'ordre que nous donnons aux quatre couleurs au bridge, et vous constaterez que l'ordre des valeurs dans l'univers bridgéen correspond à la nomenclature médiévale.

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